CRISE FINANCIERE - L’ETERNEL RETOUR, OU L’ETERNEL POUVOIR DERRIERE LE TRÔNE !
On peut imputer les actes tyranniques isolés à des accidents. Mais lorsqu’une série d’oppressions commence à une période précise et qu’elle se répète inlassablement, malgré les changements de ministères, il devient évident qu’un plan est à l’œuvre, dont la finalité est de nous réduire en esclavage.
Thomas Jefferson
Soit nos reporters ne connaissent pas l’Histoire, soit ils n’en tiennent pas compte soit, en l’occurrence, ils ont reçu l’ordre de ne pas y faire référence !
Masqué par un vaste écran de complexités, le domaine de la finance ressemble à celui de la justice. Si nul n’est censé ignorer la loi, seuls les professionnels s’y retrouvent ou alors seuls ceux qui disposent de moyens suffisants pour les engager.
Et si ces sujets étaient simples après tout ? Et si quelqu’un s’ingéniait à les garder compliqués pour en conserver l’exclusivité ?
La crise financière de 2008, une surprenante histoire
Commençons par clarifier quelques notions liées à la finance, la suite de cet essai n’en sera que plus limpide.
Quand les liquidités affluent en un lieu géographique regroupant des banques ou une bourse (on dit une place financière), un enthousiasme peut se former autour de certains produits demandés.
On appelle cette euphorie une bulle spéculative. Telle une bulle de savon qui se gonfle,
cet engouement a pour effet de hausser la valeur (on dit le cours) de tels produits.
Il faut garder à l’esprit que la valeur réelle du produit ne change pas. Seul le montant de papier-monnaie qui le représente augmente. Si les liquidités viennent à manquer ou deviennent plus rares, la valeur du produit en question chute et… la bulle crève !
Et maintenant, une rapide incursion dans la courte histoire des crises financières de la planète.
1637, le krach de la tulipe
La plus ancienne crise de l’Histoire moderne concerne la culture des tulipes en Hollande. Extrêmement populaires, au XVII siècle, elles font alors l’objet d’une spéculation qui va s’effondrer en 1637. En 1642, après le krach, le prix de la tulipe n’était plus que le dixième de sa valeur.
1720, faillite du système de Law
En Grande-Bretagne, un éclatement de bulles spéculatives entraîne la faillite de la Compagnie des mers du Sud et de la banque Law. Ce banquier est un des premiers à avoir abondamment utilisé du papier-monnaie. A partir de ce moment, les krachs vont revêtir un aspect dramatique. En effet, seul l’usage de papier-monnaie (ou de titres) permet la création d’une véritable bulle spéculative.
1882, krach de l’Union Générale, une banque catholique française
Ebranlées, à la suite de celui-ci, les places financières de Lyon et de Paris plongent alors la France dans une crise économique.
1929, le grand krach de Wall Street
Sans doute le plus spectaculaire et le plus désastreux de l’histoire. Il marque le début de la Grande Dépression aux Etats-Unis et d’une crise économique mondiale qui affecte l’Europe.
1987, krach du 19 octobre à Wall Street
Il s’agit du premier krach de l’ère informatique.
1998, fin de la bulle Internet
La bulle spéculative autour des valeurs boursières liées à Internet et aux nouvelles technologies se dégonfle.
2001, krach lié aux attentats du 11 septembre
Note : Un indice boursier est une mesure statistique. On la calcule en regroupant la valeur des actions [1] de plusieurs sociétés. Il sert généralement à mesurer la performance d'une bourse ou d'un marché. Le plus vieil indice boursier du monde, s’appelle le Dow Jones. Du nom de Charles Dow, co-fondateur de la société financière Dow Jones & Company en 1882.
Après les attentats, la bourse de New York est fermée pour une semaine. A sa réouverture, l’indice Dow Jones perd 684 points (-7,3%).
2008, crise actuelle dite des "subprimes" (crédits hypothécaires à risque)
aux Etats-Unis
Elle va s’étendre aux marchés financiers américains et mondiaux. Au cours des 9 premiers mois de l’année, les principaux indices boursiers perdent plus de 25%.
Depuis lors elle s’aggrave avec des chutes approchant les 10% sur de nombreux marchés mondiaux.
Boucs émissaires
A en croire les média, Bernard L. Madoff, un financier américain, serait responsable de la crise actuelle. Pour sortir de ses difficultés, il aurait monté un système de vente pyramidale dans lequel les intérêts des investisseurs originaux reposaient sur le capital apporté par les derniers entrés.
Certains clients souhaitant retirer leurs fonds à la fin de 2008 ont alors fait s'écrouler tout le système. La fraude, avoisinant les 50 milliards de dollars, serait la plus grande jamais réalisée par un seul homme.
L’Histoire abonde en affaires spectaculaires qui, en des moments cruciaux, ont la vertu de détourner l’attention du public. Par exemple, au cours de la première guerre mondiale, certains soupçonnaient la fameuse affaire Landru[2] montée de toutes pièces, le pouvoir s’en étant servi pour détourner l'attention de la population des problèmes internationaux du moment.
Quoi qu’il en soit, même si le cas Madoff existe bel et bien, il est des fraudeurs d’une dimension autrement importante. Le jour où ils feront la une du Journal de 20 heures n’est cependant pas encore arrivé.
Pourquoi certains pays s’endettent-ils autant ?
Peu de gens se posent la question de savoir d’où proviennent leurs billets de banque. En général on pense au gouvernement, alors que celui-ci n’en émet qu’une infime partie.
En réalité, les banques prêtent le 97% de tout l’argent en circulation aux différents gouvernements du monde.
Et bien évidemment, comme tout prêteur, elles s’attendent à recouvrer leur bien avec, en plus, un intérêt.
L’Amérique par exemple, le pays le plus riche du monde, a une dette totale de plus de 22 billions de dollars, suivie par le Japon avec 2 billions.
Qui gagne l’argent prêté par les banques ?
En fait les banques ne prêtent pas vraiment l’argent que quelqu’un aurait déposé dans leurs coffres.
Lorsqu’elles prêtent 5000 euros à M. X, elles l’autorisent à dépenser 5000 euros.
Aucune somme ne passe d’un compte à un autre. Elles introduisent simplement des chiffres dans un ordinateur. M. X a maintenant 5000 euros sur son compte et il peut les dépenser.
Inexistant au moment où on le lui prête, cet argent entre dans l’économie dès le moment où M. X le dépense.
Cependant, et en travaillant dur, M. X doit maintenant le rendre, avec en plus un intérêt.
Donc, l’argent que rend M. X est cette fois de l’argent véritable. De l’argent avec lequel M. X a créé un produit ou un service de valeur. Simple mode d’opération, masqué par un vaste écran de complexités.
Quant au gouvernement, il rembourse ses emprunts au moyen des impôts. Ainsi, lorsqu’on dit que le gouvernement paie ses dettes, il serait plus juste de dire que ce sont les citoyens qui s’en chargent.
Le mythe de l'inflation
Rempli d’idées fausses et de notions compliquées, le sujet de l’inflation (de l’anglais inflate, gonfler) agite périodiquement les esprits. En fait, pour ceux qui contrôlent l’émission des billets de banque, le sujet est assez simple.
En fait, les divers pays doivent davantage d’argent aux banques qu’il n’en existe en circulation.
Si tout l’argent dû aux banquiers était remboursé, l’approvisionnement d’argent national, voire mondial, disparaîtrait, et il resterait quand même des dettes colossales.
Alternative commode au système du troc, l’argent représente normalement des objets ou des services. Aucune civilisation développée ne peut s’en passer. On utilise donc ces jetons symboliques (pièces, billets, etc.) tant que les gens ont confiance qu’ils peuvent les échanger contre des biens.
Il doit donc y avoir suffisamment d’argent en circulation pour rendre l’échange entre le producteur et le consommateur fluide et facile.
Si trop peu de jetons sont mis en circulation, on a alors une déflation, autrement dit un dégonflement de la bulle. Ne pouvant en acquérir suffisamment, les gens voient leur pouvoir d’achat diminuer.
Les consommateurs ont alors accès à moins de biens, et les producteurs ne peuvent plus vendre autant. Les prix tendent donc à baisser.
L’échange entre les producteurs et les consommateurs ralentit, et le commerce s’effondre. On a alors ce qu’on appelle une crise économique.
D’un autre côté, si trop de jetons sont mis en circulation, leur valeur dégringole et les prix ont tendance à monter.
On a alors une inflation. Trop d’argent pour acheter trop peu de produits. Dans les deux cas les résultats sont catastrophiques pour l’économie.
C’est là à peu près tout ce qu’il y a à savoir à propos de l’argent.
Pour que l’argent puisse jouer son rôle, le gouvernement devrait donc le mettre en circulation de manière responsable.
Faire autrement donne aux plus importantes banques de la planète un pouvoir supérieur à n’importe quel gouvernement, voire tous les gouvernements mis ensemble.
A qui profite la « mondialisation »
Les fulgurantes avancées techniques dans la communication et les transports au cours du dernier demi-siècle ont peu à peu amené l’idée que notre planète ne serait finalement qu’un village.
En conséquence, une gouvernance unique permettrait de mieux répartir les biens, d’éviter les guerres et ainsi de profiter au plus grand nombre.
Mis à part le fait qu’il s’agit là d’une idée vieille comme le monde, il peut être intéressant de connaître ses modernes promoteurs. Laissant de côté les aspects philosophiques ou idéologiques, examinons le moteur avec lequel ce « Nouvel ordre mondial » compte nous libérer des Madoff à venir.
Petite histoire de la banque et des banquiers
Ce qui suit ne s’enseigne pas, et pour cause, dans les cours de science économique.
La technique bancaire date de la fin du Moyen Age, époque où les orfèvres se font construire des coffres très solides pour mettre leur or en sécurité.
Par la suite, on commence à leur confier une certaine quantité d’or en échange d’une promesse écrite de pouvoir le récupérer sur demande.
Cette lettre a la même valeur que l’or puisqu’elle permet de le réclamer à n’importe quel moment.
L’or restant dans les coffres parfois pendant de longues périodes, on prend l’habitude d’utiliser ces lettres, plus commodes et plus sûres à transporter que l’or.
C’est donc la première forme de papier-monnaie jamais utilisée. Les clients venant assez rarement réclamer leur or, pourquoi ne pas en prêter un peu en attendant ?
Ainsi, pour une lettre en circulation d’une valeur de, mettons 10 000 de nos euros,
l’orfèvre va en prêter une deuxième. Non seulement il va en encaisser le montant, mais en plus en toucher les intérêts. A partir de rien, l’orfèvre a donc réalisé
10 000 euros or, avec un intérêt en plus ! Cette pratique abusive porte toutefois le nom élégant de prêt de réserve fractionné.
Et puisqu’il peut émettre deux lettres pour le même lingot d’or, eh bien pourquoi pas trois, quatre ou plus ?
Afin de garantir la fidélité de leurs « pigeons », les orfèvres exigent encore des gages en biens réels et finissent par amasser des fortunes.
La toute première banque d’Etat
Réunis en puissantes corporations, ils deviendront les premiers véritables banquiers.
En 1689, les réserves de Guillaume III, roi d’Angleterre et d’Ecosse, sont au plus bas.
Engagé dans des guerres coûteuses en Hollande, il ne peut plus payer ses soldats.
Au lieu d’exercer son droit de créer lui-même l’argent du royaume, il fait appel à des banquiers lombards qui acceptent de lui en prêter. A condition qu’il crée une banque d’Etat qui leur appartienne.
C’est ainsi que la toute première banque d’Etat, contrôlée en réalité par des privés, verra le jour. Depuis, l’importance des banques, bien que discrète, n’a jamais cessé de grandir.
Où donc les gouvernements engagés dans les différentes guerres du XIXème siècle se sont-ils procurés l’argent nécessaire à leurs coûteuses entreprises ?
Bien sûr, en partie avec l’aide des taxes, mais elles n’y entrent que pour une petite part. En réalité, le gros des fonds vient de prêts accordés et encouragés par les grandes banques.
On remarque que toutes les guerres du XIXème siècle se terminent par un équilibre du pouvoir et qu’à chaque traité de paix un regroupement de nations a lieu.
De sorte que si un chef d’Etat rechigne à rembourser ses dettes, une guerre peut être arrangée. Un examen du compte débiteur des différentes nations en guerre indique généralement qui va se faire punir.
Quelques exemples
Les prêteurs ont donc avantage à prêter de l'argent à des nations rivales, voire créer des conflits, afin d’exercer une pression sur les mauvais payeurs.
En échange de l'argent prêté, le gouvernement débiteur doit bien céder au banquier une partie de son pouvoir, tout comme aujourd'hui un créditeur s'assure une voix dans la direction d'une entreprise.
Rompu à cette pratique, le banquier Meyer Amschel Rothschild (1743-1812) devint fabuleusement riche en finançant divers gouvernements à se faire la guerre.
Gardant un de ses fils à Francfort pour diriger sa banque, il expédia les autres à Paris, à Vienne et à Naples pour s'occuper de ses affaires.
La technique la plus éprouvée pour contrôler un gouvernement est de le forcer à s'endetter. Et c’est en l’impliquant dans une guerre qu’on a les meilleures chances d’y arriver.
Par exemple, lors de la guerre civile américaine, le nord était financé par les Rothschild par l'entremise de leur agent Auguste Belmont. Le sud l'était par les Erlanger, des parents des Rothschild !
Implantation d’un réseau de banques centrales mondial
Au cours de l’histoire, la profession des petits orfèvres du Moyen Age a si bien évolué qu’au XIXème siècle les financiers possèdent une banque centrale (banque d’Etat appartenant à des privés) dans chaque pays. Sauf en Russie et aux Etats-Unis !
En 1783, les fondateurs de la nouvelle nation réalisent déjà pleinement cette menace. Comme l’écrit Thomas Jefferson à John Adams :
« Je suis sincèrement en accord avec vous sur le fait que les établissements bancaires sont plus dangereux que des armées sur pied de guerre. » En fait, les premiers présidents américains doivent lutter contre l’implantation d’une banque centrale chez eux.
Des individus sans allégeance patriotique ou politique
La véritable puissance ne consiste pas à choisir un camp, mais à contrôler les deux côtés d’un conflit. Bien qu’officiellement citoyen de son pays natal, un banquier international ne reconnaît qu’une seule patrie : le pouvoir.
La finance internationale est donc avant tout cosmopolite. Inutile de lui chercher une couleur politique, elle se contente de jouer la carte qui lui semble bonne au moment opportun.
A la recherche d’une monnaie unique
En généralisant les unités monétaires, toute défection de la part d’un gouvernement à adhérer au système devient presque impossible. Et voilà pourquoi nous avons aujourd’hui le FMI (Fonds Monétaire International).
C’est aussi la raison derrière une monnaie telle que l’euro.
De plus, il est prévu d’établir d’ici 2010 une communauté économique et sécuritaire englobant le Canada, l’Amérique du Nord et le Mexique. A l’instar de l’Union européenne, elle envisage de même une nouvelle unité monétaire : l’améro !
Et finalement, il est question de créer une Union asiatique. Tout comme avec l’Allemagne et la France qui sont au centre de l’Union européenne, pour l’Asie, le plan nécessite d’abord l’union de la Chine et du Japon.
Inimaginable en une seule bouchée, une gouvernance mondiale morcelée en quelques blocs qu’il suffit ensuite de coordonner devient alors envisageable.
Qu’une machine aussi monstrueuse continue de fonctionner une fois établie est une autre histoire.
Cependant, un tel plan serait impossible à vendre sans invoquer de sérieux prétextes. D’où la nécessité pour les banquiers internationaux de créer des booms économiques suivis de crises, comme cela a été le cas depuis l’avènement des grandes banques centrales au XIXème siècle.
On peut donc voir que s’en prendre à un fantoche tel que Bernard Madoff pour expliquer la présente crise relève de la bande dessinée enfantine.
L’unité monétaire unique du futur pourrait bien s’appeler le phœnix
La mythologie grecque parle du phœnix, un oiseau fabuleux dont la vie dure entre 500 et 1000 ans. Avant de mourir il se construit un nid auquel il met le feu, pour immédiatement renaître de ses cendres.
Il semble que ce soit le symbole choisi pour nommer la monnaie unique du Nouvel ordre mondial annoncé lors de la réunion au sommet du G 20. Affabulations ?
Voyons ce qu’en disent les think tank[3] les plus avisés de la planète.
Dans un article du 6 avril 2009, intitulé Vers une monnaie globale unique et un gouvernement mondial, l’auteur cite les principales étapes déjà mises en route vers cette réalité. En anglais seulement et couvrant plus de 35 pages rédigées en un style relativement technique, l’article est accessible au moyen du lien suivant : http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=13070
Pour la commodité du lecteur, en voici quelques aperçus
Dans un communiqué de presse, au lendemain du sommet du G20 de 2009, un projet de remplacement du dollar américain, en tant qu’unité de réserve monétaire mondiale, était annoncé.
Le point 19 du communiqué précise : Nous nous sommes mis d’accord pour recommander l’ injection de quelque 250 milliards dans l’économie mondiale afin d’en augmenter les liquidités.
L’apport se fera sous la forme d’une unité monétaire synthétique appelée
SDR (Special Drawing Rights - Droit de retrait spécial) émis par le Fonds Monétaire International.
A ce même propos, le journal britannique Telegraph CO UK, précisait :
Les dirigeants du G20 ont usé de l’autorité que leur confère le Fonds Monétaire International de créer de l’argent, afin de faciliter globalement sa circulation. Ce qui revient à mettre en circulation une unité monétaire mondiale. Celle-ci demeurant hors du contrôle de tout Etat souverain.
Voilà qui accrédite singulièrement les arguments sur la puissance des banques centrales évoquée tout au long de notre article !
Bien évidemment, si les trains ne déraillaient jamais, personne ne pourrait vendre d’assurances tous risques. En l’occurrence on les fait dérailler sur commande, mettant ainsi les compagnies de chemin de fer en faillite. Il ne reste alors plus qu’à monopoliser les transports en commun !
Pour simpliste qu’elle soit, cette image nous en dit plus sur les crises que des tonnes de verbiages sur les subtilités des échanges boursiers !
Le même article poursuit en déclarant :
Une unité monétaire mondiale est maintenant à disposition. En temps utile, les SDR vont vraisemblablement évoluer dans une réserve de banques centrales, dirigées par la Banque populaire de Chine. La création d’un Conseil de stabilité financière semble être la première étape en direction d’un régulateur financier globalisé. Autrement dit une banque centrale globale !
Mises en place en ce temps de crise, ces « solutions » font cependant partie des plans de l’élite financière mondiale depuis très longtemps.
De manière exhaustive, l’article passe ensuite en revue le cheminement exact qui a permis une éventualité aussi audacieuse, sans que le grand public ne s’en rende compte ni même ne le soupçonne.
Le phoenix
En 1988, le journal anglais, The Economist faisait paraître un article intitulé Soyez prêts pour le phoenix, dont voici un extrait :
Dans une trentaine d’années, Americains, Japonais, Européens, et les citoyens de bien d’autres pays riches et pauvres, feront probablement leurs achats au moyen de la même unité monétaire.
Les prix ne seront plus indiqués en dollars, en yens ou en deutsch marks, mais peut- être en phoenix. Celui-ci sera privilégié par les sociétés et les consommateurs parce que plus pratique que les monnaies nationales d’aujourd’hui. D’ici là elles feront figure de vieilles reliques, réminiscentes des disputes et des problèmes de la vie économique de la fin du vingtième siècle.
De manière surprenante, l’article précise que :
Quelques graves problèmes de bourse et quelques crises financières supplémentaires seront sans doute nécessaires avant que les politiciens se décident à faire ce choix. Ce qui indique qu’une séquence de turbulence alternant des périodes d’urgence, suivies de réparations, va s’étendre bien au-delà de 2018, mis à part deux choses.
A mesure que le temps passe, les dégâts causés par l’instabilité financière vont graduellement augmenter. Et c’est précisément cette tendance qui rendra l’utopie d’une telle union monétaire réalisable.
Plus loin l’article déclare :
La zone du phoenix imposera de sévères contraintes sur les gouvernements. Par exemple, il n’y aura plus de politique financière nationale.
L’approvisionnement mondial en phoenix sera fixé par une nouvelle banque centrale, dérivée sans doute du Fonds Monétaire International. Le degré d’inflation mondial – et dans une mesure très restreinte, toute inflation nationale, seront à sa charge.
Chaque pays pourra utiliser l’argent des taxes et la dépense publique afin de compenser un déficit temporaire, mais il devra emprunter plutôt qu’imprimer de l’argent afin de financer ses pertes budgétaires.
L’auteur admet que : Cela signifie une grosse perte en termes de souveraineté économique, mais la tendance qui rend le phoenix si attrayant annulle cette souveraineté quoi qu’il en soit.
L’article conclut en déclarant : Le phoenix va probablement commencer en tant que cocktail d’unités monétaires nationales, tout comme aujourd’hui avec le SDR ( Special Drawing Rights - Droit de retrait spécial). Par la suite, sa valeur comparée aux unites monétaires nationales n’aura plus d’importance parce que les gens le choisiront en raison de son aspect pratique et pour la stabilité de son pouvoir d’achat.
Attendez-vous à l’avènement du phoenix aux environs de 2018, et faites-lui bon accueil !
A qui profite le crime ?
En conclusion, il faut reconnaître que cette manière d’amener des populations entières à marcher dans une direction jugée « inévitable » est fort habile. Hypnose à grande échelle, depuis pas mal de temps elle continue de chambouler notre paysage socio politique.
A ce propos, cet article ne traitait que de l’aspect financier de notre devenir. Qu’en est-il des autres facettes de notre vie quotidienne ?
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[1] Action : pour une entreprise, il existe deux façons de se procurer des fonds : faire un emprunt et/ou émettre des actions. C’est-à-dire vendre des parties de la société. Les actions s’appellent aussi des fonds propres. Si vous achetez une action, vous achetez une partie de la société plutôt que de lui prêter de l'argent.
[2] Henri Désiré Landru, célèbre escroc et meurtrier français. A Paris, au cours de la première guerre mondiale, il aurait fait disparaître pas moins de 11 veuves ou femmes seules au moyen d’une escroquerie au mariage.
[3] Un think tank (littéralement réservoir à pensées) est un institut de recherches dans divers domaines, notamment économiques.[2] Henri Désiré Landru, célèbre escroc et meurtrier français. A Paris, au cours de la première guerre mondiale, il aurait fait disparaître pas moins de 11 veuves ou femmes seules au moyen d’une escroquerie au mariage.
[3] Un think tank (littéralement réservoir à pensées) est un institut de recherches dans divers domaines, notamment économiques.
mardi 5 mai 2009
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