Il semble que les individus qui, depuis la chute de la monarchie française, s’entendent pour établir un Ordre nouveau, ne fassent que jouer aux échecs entre eux.
Sujet « oublié » dans les livres d’Histoire, c’est tout de même à cause de Louis Philippe Joseph, duc d’Orléans, qu’ont capoté les efforts civilisateurs de la Révolution française. Surnommé Philippe Egalité, sans doute se considérait-il plus égal que les autres, puisqu’il cherchait à remplacer Louis XVI sur le trône de France.

Quoi qu’il en soit, le vrai pouvoir se retrouve toujours dans les mains d’une aristocratie sous une forme ou une autre. Quant aux derniers nobles, qui aujourd’hui pactisent avec la roture* milliardaire de la planète, ils se considèrent encore de droit divin. C’est-à-dire comme étant les plus aptes à régner.
Amorcée avec le système de John Law** entre 1716 et 1720, la complicité de la noblesse avec des systèmes monétaires pervertis était inévitable. En raison de leur caractère foncièrement non productif et parasitaire, ceux qui se considèrent au-dessus des lois se retrouvent forcément ensemble.
* Roture : Mot désignant l’ensemble des roturiers, les non nobles (du latin ruptura terre brisée)
** Système de l'Écossais John Law recommandant l'utilisation de papier-monnaie plutôt que de monnaie métal. Incapable de rendre l’or des actionnaires englouti dans les caisses de l’Etat, le système fit banqueroute.
Menées secrètes derrière l’Union européenne
Mais pourquoi diable personne n’a-t-il jamais vraiment tiré la sonnette d’alarme dès les prémisses du projet de l’Union européenne ? Il suffisait pourtant d’ouvrir les yeux !
Abondamment diffusé, le texte du Traité sur l’Union européenne signé à Maastricht le 7 février 1992 se lit comme un bottin mondain de têtes couronnées ! En voici les premières lignes :
Sa Majesté le roi des Belges, Sa Majesté la reine de Danemark (…) Sa Majesté le roi d’Espagne (…) Son Altesse royale, le grand-duc de Luxembourg, Sa Majesté la reine des Pays-Bas, Sa Majesté la reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord… résolus de franchir une nouvelle étape dans le processus d’intégration européenne engagé par la création des Communautés européennes etc.
Cela fait tout de même un sacré paquet de Majestés pour un canard tel que l’Humanité qui s’est fendu de cette diffusion ! N’oublions pas qu’il s’agit tout de même de l’organe central du Parti communiste français !*
Si ces souverains ne sont que des symboles de l’unité de l’État, leurs pays sont tout de même censés vivre en démocratie. On ne peut qu’admirer l’habile positionnement de ceux qui détiennent le vrai pouvoir, tant il est vrai que, dans l’esprit du « peuple », les premiers arrivés seront toujours les meilleurs !
En effet, et l’engouement de certaines couches de la société pour les mariages princiers le démontre, les hommes ont une plus longue expérience avec l’aristocratie qu’avec la démocratie !
Peut-être que le gouvernement par le plus petit nombre n’est pas forcément une mauvaise idée. Le hic est que très peu d’êtres de valeur ont vraiment envie de s’y risquer. Ce qui fait que toute la place au sommet échoit… aux autres !
* Même s’il s’est ouvert à d’autres composantes de la gauche.
Un mécanisme éprouvé
Cyniquement surnommés par Lénine les idiots utiles, certains se font prendre au piège d’un gouvernement mondial en tant que solution globale aux maux de la planète.
Brillamment décrit par Niccolo Machiavel* le mécanisme employé est simple : Créer un maximum de chaos pour apparaître ensuite comme les sauveurs de ce même chaos. Le reste de cet article montre comment ce principe se matérialise aujourd’hui même sous nos yeux.
Il est si simple, qu’une fois qu’ils l’ont compris, même les purs et durs de certains partis extrémistes se demandent ce qu’ils font encore dans cette galère ! En fait, si tout le monde le comprenait, les partis politiques existeraient-ils encore ?
* Niccolo Machiavel : Homme politique et écrivain florentin. Auteur du Prince, un traité politique célèbre écrit en 1513, qui donne des conseils ingénieux sur la manière de prendre et de garder le pouvoir.
Entre le Bilderberg
Première réunion du Groupe de Bilderberg en 1954

Ce puissant réseau d’influence tire son nom de l'Hôtel Bilderberg à Osterbeek en Hollande où, en 1954, il tient son tout premier meeting.
Fondé par David Rockefeller et le Prince Bernhard des Pays-Bas, il rassemble des leaders du domaine de l’économie, de la finance, du média, de l'armée, des services secrets, ainsi que des scientifiques et des universitaires.
Il se réunit une fois par an, à huis clos dans des châteaux ou des hôtels de luxe. Protégées par les forces policières, militaires et les services spéciaux des pays d'accueil, ses réunions ne reçoivent pratiquement aucun écho dans la presse.
Les décisions du Bilderberg peuvent concerner le début d'une guerre, l'initiation d'une crise ou d’un boom économique, ainsi que des fluctuations boursières majeures. Elles traitent aussi des questions politiques, sociales et démographiques qui déterminent les décisions de rencontres telles que celles du G8 par exemple.
Le 80% du groupe, le « cercle extérieur », ne connaît qu'une partie des stratégies de la confrérie. Quant à son Comité de Direction, composé d’une trentaine de membres européens et américains, il y est initié à 90%.
Les membres américains du groupe font également partie du Council on foreign relations -CFR (Concile des relations étrangères). On peut le considérer comme l’équivalent américain du Bilderberg. Sa fondation est cependant quelque peu antérieure à celui-ci.
Le gouvernement par les « meilleurs »
Le terme aristocrate vient des mots grecs aristos, meilleur, excellent, et kratos, le pouvoir, l'autorité. Etymologiquement, l'aristocratie est donc une forme de gouvernement par les meilleurs, les plus aptes.
S’il reste peu d’anciennes familles nobles vraiment fortunées, une nouvelle race a pris la relève vers la fin du XIXème siècle. Autrefois au service des nobles, certains financiers finirent par complètement les supplanter. Il s’agit des banquiers dits internationaux. C’est-à- dire sans autre « patrie » que celle de la haute finance.
Parmi les plus fameux dans l’histoire moderne citons les frères Warburg, dont la banque fondée en 1798 à Hambourg existe encore de nos jours. Elle fera le pont entre les intérêts banquiers européens et leurs contreparties états-uniennes, Rockefeller, Morgan, Ford, Harriman et Vanderbilt.
Le socialisme, un ascenseur vers le pouvoir dépourvu de risques
Si la noblesse chrétienne, par crainte de l’enfer, pratiquait la charité, au moyen de la corde, de la hache et de la roue, elle veillait cependant jalousement à la conservation de ses privilèges.
Autres temps autres mœurs, les milliardaires (anoblis ou non) des temps modernes ont trouvé beaucoup mieux : la notion de charité s’est muée en socialisme, ce qui présente plusieurs avantages.
1) En créant des myriades de fondations à but non lucratif, elle s’est mise à l’abri de l’impôt sur le revenu (d’ailleurs imaginé par Karl Marx). Aussi étrange que cela puisse paraître, les méga riches de la planète ne paient pratiquement pas d’impôts !
2) En proposant l’assistanat des individus « du berceau à la tombe », elle justifie son monopole des ressources planétaires.
3) Et finalement, au moyen d’un gouvernement mondial, elle voudrait forcer les pays à traiter avec les cartels industriels qu’elle contrôle.
A quoi bon protéger le troupeau s’il n’y a pas de loups
Si les choses tournaient rond, quel pays troquerait son indépendance contre un gouvernement supra national ? Un exemple frappant est celui de la Suisse. Seul exemple connu de démocratie directe, il est aussi le seul à avoir dit non à l’Europe. Serait-ce parce qu’il est le seul à qui on a posé directement la question ?
Quoi qu’il en soit, et c’est bien là toute la tragédie, la plupart des catastrophes majeures des temps modernes ont été planifiées. Sans cela, qui se soucierait de ressusciter une expérience telle que celle de l’Empire romain afin de se mettre à l’abri.
Un cynisme inouï
Certes, les problèmes du réchauffement climatique et autres existent bien. Mais comment se fait-il que ceux qui les provoquent sont les mêmes que ceux qui cherchent à les prévenir, au moyen d’un gouvernement mondial ?
Si cette question n’était pas traitée dans la salle à manger de l’ultimatum climatique de Copenhague, il y a fort à parier qu’elle l’a été dans la cuisine du Bilderberg !
Des conséquences intellectuelles navrantes
Cette situation explique bien des propos de leaders d’opinion par ailleurs bien intentionnés. Par exemple ceux de Jacques Attali, un analyste et haut fonctionnaire français, lors d’une émission télévisée évoquant les « limites de la démocratie » :
La démocratie ne peut se traiter ou n’être efficace qu’à l’échelle planétaire. Si on n’a pas aujourd’hui un gouvernement mondial, on ne peut pas parler sérieusement de démocratie.
Elle ne trouvera son accomplissement que lorsqu’elle disposera d’une structure contrôlée par un gouvernement mondial.
Le problème est qu’il n’y a pas de lois, nous avons accepté une globalité du marché sans état de droit. Or, un marché mondial sans état de droit c’est de la piraterie, c’est n’importe quoi, donc soit on va retourner à des marchée fermés où on aura un état de droit national qui sera très difficile à appliquer, ou on aura un état de droit mondial qui va permettre de faire respecter les règles, et ceux qui ne les respecteront pas seront coupables . Or aujourd’hui on sait ce qu’il faut faire, c’est de donner plus de moyens aux banques, de les nationaliser.
C’est un peu comme une mère de famille qui attendrait que ses enfants aient semé un souk complet dans l’appartement avant de sévir. Les artisans du gouvernement aristocratique qui ont fagoté l’Europe comme ils l’ont fait savent exactement ce qu’ils font. Ils attendent le moment où le souk deviendra tel que les populations accepteront toutes leurs conditions, rien que pour retrouver un peu de sécurité. Et ce jour là… adieu la démocratie !
G dG
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