dimanche 17 octobre 2010

QUE CACHENT CES GREVES QUE PERSONNE NE COMPREND ?











La mode est aux divertissements télévisés auxquels participent des hommes politiques.
Derrière les paillettes et les stars invitées perce parfois, le temps d’un éclair, l’un des rouages secrets du système !

Les normes IFRS

Récemment, au plus fort d’une joute oratoire à propos des retraites, quelqu’un révélait soudain l’existence d’un organisme fort peu connu : l’IFRS, mis pour International Financial Reporting Standards. Une organisation privée qui élabore des normes comptables à l’intention des entreprises cotées en bourse. Ces règles sont ensuite soumises à l’approbation de l’Union européenne.

Parmi les grandes sociétés dont les déficits sont les plus importants se trouve la SNCF. Ainsi, en application des normes IFRS, les retraites de cette compagnie auraient dû être annoncées en tant que dettes depuis juin 2007. Ce qui l’aurait mise en faillite !

Aux lamentations d’un syndicaliste à ce sujet, un intervenant a eu la cruauté de lui lancer : « Il fallait y penser lorsque vous avez suivi Jacques Delors dans la construction européenne ! » Une remarque qui résume tout le drame d’une population entièrement conditionnée par des médias captifs. A cet égard l’affaire Bettancourt n’est qu’un divertissement de plus dans une saga infiniment plus sérieuse. Pour y voir clair cependant, il faut prendre un peu de recul.

Economie et ... jujitsu !

Le XIXème siècle voit naître le libéralisme , une doctrine qui favorise la liberté politique, religieuse et économique, telle que revendiquée par la Révolution française. C’est à ce système que les USA doivent leur fulgurante expansion.

Hélas, sur une planète allergique à toute sage gouvernance, le rêve d’un gouvernement sans ogres aura été de courte durée. Quant à ceux qui aspirent à un monopole global, tous les totalitarismes leur sont bons. Pourvu qu’ils se trouvent aux commandes.

Ainsi, après l’échec du nazisme, puis du communisme, une nouvelle forme d’égalitarisme émerge : le néo-libéralisme. Un peu comme dans certains arts martiaux, sa tactique consiste à retourner l’effort de l’adversaire (en l’occurrence, le rêve libéral) contre lui-même.

C’est pourquoi le néo-libéralisme pousse la libéralisation des marchés, l'abaissement des barrières tarifaires, l’ouverture des frontières, etc. Profit oblige, on déplace aujourd’hui la production vers les pays à bas salaires, créant ainsi une déstructuration .

C’est aujourd’hui le seul modèle enseigné dans les grandes écoles et appliqué par les grandes entreprises. Peu à peu, il devient la référence absolue dans les gouvernements de droite comme de gauche. Il favorise ainsi la montée de la mondialisation, qui n’est qu’un nom de code désignant un gouvernement mondial. Autrement dit, un monopole unique des ressources planétaires par certains.

Bien qu’il soit très mal vu de le dire, l’unique raison derrière le « grand machin » de l’Europe ne fut jamais qu’une étape vers une gouvernance mondiale.

Jacques Delors – les bizarreries d’un parcours
jamais remis en question


Pour en revenir aux déboires des syndicats français, une observation moins naïve du parcours d’un certain joueur de flûte, en l’occurrence, Jacques Delors, aurait du leur ouvrir les yeux. Un regard sur la carrière de ce chantre de l’Union européenne éclaire en effet bien des choses .

Catholique pratiquant, Jacques Delors devient syndicaliste de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Sous le pseudonyme de Roger Jacques, il rédige des articles d'inspiration marxiste dans des revues d'extrême-gauche**.

Rapidement remarqué, il devient « expert économique » et vers 1962 occupe un haut poste à la Banque de France. En 1974 il adhère au Parti socialiste.

Fervent supporter de la construction européenne, il se tourne vers les industriels afin de la consolider. Détenteur de plusieurs titres prestigieux, notamment dans le Club de Rome, il souhaite une Europe aussi compétitive que les Etats-Unis. Une fois cette condition atteinte l'Europe sociale pourrait enfin se construire.

C’est ce que le citoyen lambda a parfois de la peine à comprendre. Pourquoi des gens actifs dans des clubs fréquentés par des milliardaires, militent – ils autant pour le socialisme.
C’est parce que celui-ci représente l’autoroute idéale vers un gouvernement mondial. Autrement dit un monopole global. Dans un tel jeu, bien sûr, tous les coups sont permis.

Il est donc temps que la France sorte de son socialisme suranné, car celui-ci commence à montrer son vrai visage : un super capitalisme déguisé, dans lequel les grèves ne seraient plus qu’un lointain souvenir !

G.d.G.


* Du latin liberalis, généreux, noble, digne d'une personne libre.
Le Néo Libéralisme incarne donc aujourd’hui, des instances mondiales, comme l'OMC ou le FMI.
**Sources : Wikipedia

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